Pourquoi le fanatisme végan commence sérieusement à me les briser.

 
(Dessin par Mrzyk & Moriceau, qui fait des illustrations bien kiffantes)

Je lis beaucoup de choses sur le véganisme, très à la mode en ce moment, et je comprends. Le problème : ça commence sérieusement à me broyer les couilles (oui j’en ai, kestakru) avec le discours moralisateur des VegaNazis. Et pourtant, je me suis toujours efforcée de respecter les régimes alimentaires spécifiques dûs à la culture, des problèmes de santé ou à un engagement individuel.

Comme si ça ne suffisait pas d’être jugé sur l’apparence extérieure (fringues, maquillage, attitude toussa toussa), maintenant nos choix sur alimentation aussi y passent. C’est quoi la suite ? Être jugés sur notre manière de nous torcher le cul ?

Si vous ne voulez plus rien ingurgiter qui soit d’origine animale, ou qui perturbe d’autres animaux, au lieu de juger sans sommation les autres allez jusqu’au bout de votre démarche. Par exemple, vous pourriez :

– vous débarasser de tout ce que vous avez en cuir, en laine, plumes, peaux de bête et en soie.

– laisser une colonie de poux et de morpions proliférer sur votre corps

– cesser de discriminer les animaux invisibles à l’oeil nu et éviter de les bouffer aussi

– ne pas manger les plantes car ça fait moins de nourriture disponible pour les animaux non-carnivores

JE RAPPELLE, je n’ai rien contre les vegans, ni contre ceux qui ont une alimentation différente de la mienne tant qu’ils me foutent la paix.

Vous êtes en meilleure santé depuis le véganisme ? Super. Vous vous estimez meilleurs humains que les autres, okay super mais je m’en fous royalement. On galère déjà pas mal à unir l’humanité avec les conneries sur la religion et les intérêts politiques, alors venez pas en plus faire chier pour la bouffe.

Oui, il existe de puissants mécanismes sombres et injustes qui s’appellent lobby. Oui c’est regrettable.

Oui, si tout le monde faisait pousser sa propre bouffe et ramassait sa propre merde sans doute on serait dans un monde moins crade. Le débat n’est pas là.

Oui, c’est dommage que d’autres êtres vivants souffrent pour nous nourrir. Mais la nature n’est-elle pas ainsi faite ? D’où le petit recueillement (pour ceux qui le pratiquent) avant de manger pour remercier ceux dont on a pris la vie pour nous nourrir ?

D’autant que je vis dans un pays où choisir la qualité de sa nourriture est encore un luxe pour 95% de la population. Je ne suis pas plus contente que les moralisateurs de voir mon peuple se nourrir de nouilles lyophilisées, de biscuits bourrés d’huile de palme, de sucreries en aspartame et toutes les autres saloperies. Chez moi la majorité gens se foutent de bien manger, tant qu’ils mangent, et y’en a un sacré paquet qui s’en frottent les mains.

J’ai grand espoir que ça change un jour. Et je doute que ce soit en se jugeant les uns les autres qu’on y arrivera.

Alors stop. Et merci. Ah, et par avance, bisous les #Veganazis 💚

@m0utarde

Cuisiner, spa si compliqué.

Comme quoi, par le glandage, on s’enrichit de connaissances parfaitement inutiles.

Tel un oiseau descendant du ciel pour délivrer son important message, un lien tout magnifique tout beau (comme toujours) a atterri sur ma TL. Je suis incapable de me rappeler qui en a parlé, ni quand, mais je BÉNIS le jour de ma venue sur Twitter depuis cette découverte.

Qu’était-ce donc ? Un lien vers Tumblr ? Une screenshot de l’incroyable TL de Nadine Morano ? C’était plus mesquin, une vidéo ! Et vous savez comment ça se passe : vous en voyez une, puis une autre, puis vous vous faites toute la chaîne, puis les vidéos similaires et les parodies. Finalement vous remarquez que votre réveil ne va pas tarder à sonner.

Il s’agit ici de webseries sur la cuisine. Pas la gastronomie hein, mais des gens marrants se filmant en train de préparer des trucs hallucinants. Bon ok, c’est un gigantesque gâchis mais au moins ça aura peut-être le mérite de vous dégoûter de la bouffe GRASSE.

Commençons d’abord par Epic Meal Time. De grands tarés, ces Canadiens. Ils fabriquent des lasagnes XXL avec des cebollas, des big macs et du Jack Da’. Du grand art (du gaspillage).

En entrée : des sushis…

Ensuite, les fameuses lasagnes…

Et en dessert, une pizza aux friandises…

Si vous êtes végétariens, pas de problème… Vegan Meal Time est sur le coup.

Et pour des recettes plus simples (et plus mangeables il faut reconnaître) les Suedois à la rescousse avec Regular Ordinary Meal Time.

Alors, les Malgaches, vous vous y mettez ? Et n’oubliez pas de m’inviter 😀

Bon glandage à vous !

  @m0utarde

Réussir un Punch improvisé

Cet été, j’ai souvent entendu « AAAAAAAAH mais tu es la fille au Punch ! » #MerciPourLaRéputation 🙂

 Sachez que ce doux breuvage, je ne le conçois pas dans les profondeurs de ma cave, parce que déjà, je n’ai pas de cave et j’ai une trouille bleue de la mort qui tue 47 fois des endroits aussi glauques (avec les cris stridents qui rendent sourd instantanément). D’ailleurs, je le prépare à l’arrache avec ce que j’ai sous la main.

Cependant, je respecte un certain nombre de règles :

– De tes épices, tu ne te sépareras !

Là réside tout le parfum de ce cocktail enchanteur. A avoir absolument : vanille (de Madagascar, of course), gingembre, canelle. Peu importe la forme (poudre, morceaux, essence) il faut épicer le rhum pour faire ressortir son goût.

– De 2 jus de fruits au moins, tu te doteras…

…dont un jus d’agrumes et un autre de votre choix. Par contre, soyez réalistes : jus de tomates + jus de banane = vomitif.

– Un rhum bien fort, tu choisiras.

Pitié, pas de Manzana ou de Passoa.

– Un sirop, tu te procureras.

C’est la garantie de la douceur de votre punch, donc choisissez-le avec soin. Le sirop de canne, c’est bien, mais prendre des sirops au fruit pour parfumer et adoucir par la même occasion, c’est top. Personnellement, j’utilise du sirop de pêche ou d’abricot.

Pour le reste (morceaux de bruit etc), suivez le cours de votre feeling. Je ne connais pas les dosages, mais je vous conseille de mettre le sirop en dernier et de goûter au fur et à mesure pour ajuster la douceur. N’oubliez pas de laisser reposer 2h au frais au moins.

A titre d’exemple : Mélangez 2L de jus d’orange + 1L de jus de mangue + 1L de jus d’ananas + 75cl de Dzama + 50cl de sirop d’abricot + vanille en morceaux + poudre de gingembre + poudre de canelle + 2 bananes plantin coupées en petits dés. Conservez au réfrigérateur une nuit. Dégustez.

Et jouissez.

PS : Même sans alcool, cette recette vaut le coup. La preuve que je pense aussi aux petits jeunes qui sont libres de consulter Youporn mais dont les parents ont très très très très très très peur qu’ils tombent sur ce méchant blog (ANLALA HEIN mais pourquoi ne suis-je pas encore censurée pour m’exprimer, au fait ?)

Poulet Miel & Moutarde

Pour la 2ème recette du blog, je me suis inspirée non de mon pays d’origine mais de mon pseudo (et aussi de la fourniture très pauvre de mon frigo). J’ai donc testé et improvisé pour vous du Poulet au Miel et à la moutarde !

Comme je l’explique dans cet article où je disais que j’essayais de me débrouiller sans four, j’ai donc poêlé le poulet avec très peu de matière grasse… Le résultat était délicieux, mais je suis sûre qu’au four, ce serait meilleur. Sinon en grillade, la combinaison Miel + Moutarde + Kub’Or est tout simplement D.I.V.I.N !

Ingrédients pour une personne :

1 cuisse de poulet  ● 1 càc de moutarde à l’ancienne ● 1 càc de miel liquide ● 1/2 cube de Kub’Or ● un peu d’ail ● un peu d’huile

#1. Mélanger dans un bol la moutarde, le miel, le Kub’Or et l’ail.

#2. Faire des entailles dans le poulet, y mettre un peu du mélange précédent et avec le reste, badigeonner le poulet. Laisser mariner 10 minutes.

#3. A feu doux, poêler le poulet jusqu’à ce que chaque face dore et que les grains de moutarde brunissent.

Une fois que c’est prêt, comme il me restait un peu de miel-moutarde, j’en ai mis un peu au-dessus de mes haricots-verts vapeur pour agrémenter, avec le riz blanc (OBLIGÉE #Madagascar reprézent), le poulet. Sinon pour la sauce, c’est tout simplement de la crème fraîche réchauffée, assaisonnée au sel, au poivre et contenant 1/2 càc de moutarde à l’ancienne.

(Soyez cléments hein, en plus d’avoir un téléphone pourrave, je suis NULLE en photo ! Et j’ai improvisé la présentation, tellement je mourrais de faim. Et finalement, n’est-ce pas le goût qui compte ?)

Voilà voilou, bon ap’ 🙂

RAVITOTO, Mon Amour

S’il y a un plat incontournable à Madagascar, c’est bien le Ravitoto. Mais késkésé me demandez-vous…

En fait, les Malgaches adorent la verdure, tellement qu’on en met pas mal dans notre alimentation cuite. Il peut s’agir de cresson, de blette mais aussi de feuilles dont vous n’aurez peut-être jamais soupçonné la comestibilité : les feuilles de christophine, de potiron, de manioc, de patate douce etc… Par contre, NON, votre gazon n’est pas mangeable, au cas où vous y songiez ! Littéralement, « ravitoto » signifie « feuille pilée » mais ici on ne parle que de feuilles de manioc.

Cuites avec de la viande (du porc ou du boeuf, selon les goûts), elles n’ont pas l’air très appétissantes à première vue. En effet, ça s’apparente un peu à de la bouse, une fois que vous y aurez goûté, c’est vite oublié ! Accompagné de riz blanc et de tomate rougail, il est très facile à préparer. Ici, je vous propose ma recette à moi #YUMMY

Ingredients pour 4 personnes (pour une bonne heure de prépration)

– Une boîte de ravitoto (350 grammes à peu près) ou 500 grammes de feuilles de manioc pilées et congelées (trouvables en épiceries exotiques)

–  800 grammes de viande de porc (ici j’ai choisi des échines) coupés en cubes assez gros

– Un gros oignon émincé

– Du gingembre coupé en petits dés

– 1/2 gousse d’ail écrasée

– Un Kub’Or ou un cube de Jumbo

– Un peu d’huile

#1. Faire cuire le porc avec un peu d’eau.

#2. Dans une grosse marmite, une fois l’huile chauffée, ajouter les oignons, l’ail et la viande. Une fois la viande bien dorée, ajouter les feuilles pilées, le gingembre et le Kub’Or ainsi qu’une tasse d’eau.

#3. Laisser mijoter 30 minutes puis finir la cuisson sans le couvercle pour laisser le ragoût réduire un peu (5 à 10 minutes).

#4. Dégustez 🙂

Pour l’accompagnement, je parlais plus haut de riz, et en assaisonnement, de tomate rougail. Il s’agit de tomates (pour 4 personnes, 3 belles tomates suffiront) coupées en petits dés. Avec, je rajoute habituellement de la ciboulette et de la coriandre hachées finement, mais comme mon Franprix n’est pas très fourni en verdure, j’ai juste mis un oignon coupé en très petits dés. Puis je sale le tout ^^

Pour la présentation, j’avais envie de le proposer dans des verrines, c’est plus sympa et ça permet de doser les rations (surtout si tu comptes au gramme près tout ce que tu ingurgites) et ça donne un petit côté moderne à ce plat très traditionnel.

Voilà, mazotoa ! Pour la p’tite histoire, j’ai toujours cru que « bon appétit » signifiait aussi « bon courage », les prononciations étant similaires en Malgache. Mazotoa homana ô !