8 mythes bidons que les homophobes utilisent pour s’auto-valider

Ça a fait le tour du web malgache*, des journaux papiers et télévisés, des radios, de toutes les conversations depuis ce week-end : le chanteur malgache D-Lain s’est fait outé, et depuis, déluge de réactions, certaines carrément gerbantes. Et comme cela fait un moment que la question de l’homophobie me donne envie d’écrire (ou d’étrangler des gens, tout dépend du degré de connerie), que les propos nauséabonds gagnent même des personnes que je croyais instruites, et que je sais Internet comme tu es friand de listes, j’ai réuni les excuses les plus bidons des homophobes. C’est cadeau.

 

  1. « L’homosexualité, c’est dangereux pour moi aussi si je ne suis pas homo »

Grande découverte chez certains, nous sommes tous différents ! Nous n’aimons pas tous la même chose, nous ne vivons pas tous de la même manière et n’attendons pas tous la même chose de la vie et des gens. Si mon voisin est homosexuel, est-ce que ça va réduire mon pouvoir d’achat ? (Spoiler : NON). Si ma collègue est lesbienne, est-ce que ça va me faire perdre mon travail ? (Spoiler : NON).

 

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Toutefois.

Si la réponse est quand même oui, c’est que vous vivez dans un monde homophobe qui vous fait injustement et débilement payer pour les choix des autres. Manquerait plus que des gens craignent que ce soit contagieux…OH WAIT.

La vérité : L’homosexualité n’enlève rien à ce que vous possédez déjà.

 

  1. « L’homosexualité, ça rend franchement naze »

Ok, D-Lain est homo. SO WHAT ? C’est pas comme si cela faisait de lui un animal, un martien, ou comme si soudainement parce qu’on a appris qu’il est homo qu’il chante moins bien. Et ce n’est pas parce que vous apprécier les œuvres ou la compagnie des LGBT que vous risquez de devenir comme eux, bon sang (cf point précédent).

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La vérité : L’homosexualité n’enlève rien à l’humanité ou au talent d’une personne.

 

  1. « L’homosexualité des uns et des autres, c’est l’affaire de tous ! »

Non, mais très sérieusement. Qu’est-ce qu’on devrait en avoir à faire de ce que les autres font dans leur lit, avec leur cœur ou leur corps franchement ?

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La vérité : La vie sexuelle / amoureuse des gens ne regardent qu’eux et eux seuls.

 

  1. « L’homosexualité, c’est le mal car la bible a dit que c’est mal »

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A ceux qui croient que citer la bible ou prétendre que Jésus ne serait pas content des homos leur donne raison, juste comme ça, voici d’autres choses que la bible blâme également :

  • Le vol
  • Le meurtre
  • Le divorce
  • La masturbation

J’aimerais beaucoup savoir où sont toutes ces personnes qui « craignent » Dieu, qui donnent des leçons en son nom, et qui ont une mémoire magique et sélective lorsque ça arrange leurs petites affaires. C’est drôle comme c’est vide tout d’un coup pas vrai ?

La vérité : la bible blâme beaucoup de choses qui sont finalement tolérées quand les gens veulent bien.

 

  1. « L’homosexualité, c’est contre la culture malgache »

SERIOUSLY, c’est l’excuse fourre-tout  des personnes qui ne savent plus quoi avancer comme argument, en plus d’être utilisée uniquement lorsque ça arrange leurs bails (encore une fois). Car bien évidemment, pour la compatibilité du combo « pratiques ancestrales » + « principes chrétiens » il n’y a AUCUN problème culturel (peu importe que ça fasse un peu beaucoup mourir de la peste son entourage entier) et encore moins de cohérence. Youhou.

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La vérité : les Malgaches ont un sérieux problème d’identité (un autre exemple de cette incohérence fort rigolotte, ici) ou alors ils subissent une épidémie de schizophrénie.

 

  1. « L’homosexualité, c’est contre-nature »

Celui-là c’est mon préféré. Comme si c’était naturel pour un humain de voler, pour un chien de porter une laisse voire des vêtements. A ceux qui prétendent qu’aucune autre espèce animale ne connait un tel phénomène, je vous invite à vous documenter sur la question (par exemple, ou ou encore utilisez Google comme tout le monde bordayl) avant que vous ne finissiez par croire que la Terre est plate car vous n’en avez jamais fait le tour vous-mêmes.

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Pour ceux qui soutiennent que la *seule* finalité de l’acte sexuel est de procréer, j’imagine que vous n’utilisez donc jamais de moyen de contraception vu que cela a pour but d’empêcher la procréation 😉

Enfin, aux adeptes de la théorie selon laquelle l’être humain n’existe que pour assurer sa lignée… L’être humain a une infinité de moyens de se réaliser, et quand bien même une personne ne peut pas avoir d’enfant naturellement, il existe tellement  d’options de nos jours pour fonder une famille.

La vérité : La diversité (y compris l’homosexualité) est également reflétée dans la nature.

 

  1. « Aucun LGBT n’a apporté quoi que ce soit en ce monde »

Cette phrase me fatigue car elle démontre à quel point celui ou celle qui l’a sortie est profondément inculte. Je vais juste me contenter de citer : Alexandre le Grand, De Vinci, Oscar Wilde, Yves Saint-Laurent, Marguerite Yourcenar,  Madonna, et encore plein d’autres exemples que vous pourrez aisément retrouver sur les internets magiques.

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La vérité : Beaucoup LGBT ont marqué le monde et de différentes manières.

 

  1. « L’homosexualité, c’est un très mauvais exemple pour les enfants »

Chaipa vous, mais pour moi l’amour n’est jamais un mauvais exemple. L’exhibitionnisme par contre, oui, que l’on soit ou non homosexuel. Et puisqu’on parle d’exemplarité, et si on commençait par devenir nous-mêmes des modèles (vous savez, se respecter mutuellement les uns des autres, cesser de pisser / chier / jeter nos ordures dans la rue etc) ?

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La vérité : Il ne sert à rien (c’est surtout très idiot) d’exiger des autres ce que l’on est incapable de fournir.

 

Bien entendu, tout le monde a le droit d’avoir des préférences. Mais ce n’est pas parce que je n’aime que la glace à la patate douce que je vais insulter ceux qui n’aiment pas la glace à la patate douce, voire leur dire qu’ils sont la honte de leur pays. C’est n’importe quoi et surtout ridicule. Voilà.

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*bichon, si t’es bloqué sur le débat « dit-on Malgache ou Malagasy », t’es prévenu : ton mignon petit (rikiki) cerveau risque d’éclater d’ici la fin de la lecture de cet article. SINON tu peux aussi dire « MALAGACHE » et problem solved ! Youpi youpi ah ah ah ah youpi youpi oh ouh oh ouh ohhhh….[déso pas déso + gros bisou si cette chanson vous reste dans la tête gnihihi]

 

@m0utarde

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Affirmation de soi, victimisation et screugneugneu sur les Internets

S’affirmer n’a jamais été aussi simple, on ne peut que remercier les réseaux sociaux. Même ce blog n’aurait jamais vu le jour sans cette liberté salvatrice. Cette dernière n’est certes que superficielle, je vous le concède, étant donné la censure, les représailles (parfois mal placées) ainsi que le package d’ennuis judiciaires auquel on peut s’exposer avec en bonus : la prison.

Toutefois, ce pouvoir revêt un « fabuleux » double tranchant. Tout le monde peut donner son avis sur tout et n’importe quoi, et quasiment n’importe comment. Parfois, ça me fait des lectures follement amusantes sur Facebook, dont les utilisateurs remportent la palme du WTF (sur Twitter au moins ils sont limités à 140 caractères, ouf).

Au-delà de la gué-guerre QUI A RAISON versus QUI A TORT, il y a un type d’internautes pour lesquels j’ai développé une violente allergie : les screugneugneu-victimes.

Qu’est-ce ?

Une espèce en pleine expansion sur les internets. Ils sont plus ou moins ouvertement : sexistes et/ou racistes et/ou homophobes, à vrai dire toutes les formes d’intolérance y passent.

Leur discours ?

Les screugneugneu-victimes réclament le droit de pouvoir exprimer leur haine sans être taxés de fachos. Car dès qu’ils l’ouvrent, les malheureux se sentent écrasés par « la société qui impose la vision unique de la tolérance ».

 

Une fois, j’en ai croisé un…

Une fois, alors que j’avais réagi sur une publication Facebook lambda qui sentait carrément la misogynie dans les commentaires, un parfait inconnu m’a par la suite contactée pour échanger sur une messagerie.

Tout a commencé de manière on ne peut plus cordiale. On se faisait presque la révérence tout ça tout ça, malgré le ping-pong vif d’arguments qui avait précédé sur la publication. A vrai dire, je n’y pensais même plus, et j’étais assez pressée de me rendre au travail. Toujours sur le chat, il a fait remarquer que je donnais l’impression d’être une personne philosophe après avoir stalké mon profil, j’ai éclaté de rire telle une dinde en priant que ce n’était pas une tactique pour me pécho.

Et puis d’un coup comme ça, il a commencé à évoquer à quel point il se sentait malheureux et incompris. Pour tout vous dire, je n’en avais honnêtement rien à faire mais comme les embouteillages s’éternisaient, que toutes les conversations de groupe avec les copains étaient désertées depuis au moins trois bonnes heures et que Twitter était envahi par des commentaires sur un certain Neymar, j’ai pris sur moi et j’ai continué la discussion.

Il paraît que je suis plutôt une badass pour faire parler naturellement les gens tourmentés. Ne me demandez pas pourquoi ni comment, il existe des gens doués pour chanter, courir plus vite que les autres, moi mon truc c’est être un mur de lamentations sur pattes – et de le faire bien. Et donc, ce monsieur qui est apparu comme par magie 20 minutes auparavant dans mes notifications se plaint que ses avis étaient mal compris, voire pas du tout compris. Dans un premier temps, je le rassure. Après tout, c’est le genre de chose qui m’arrive aussi parfois, sur tout un tas de sujets. Sauf qu’à la différence, je ne débarque pas dans les messages privés de gens avec qui je n’ai JAMAIS eu d’échanges pour déballer à quel point ça m’affecte, moi. Ainsi je poursuis en me renseignant  sur quels sujets il a du mal à faire accepter son point de vue, histoire de montrer un peu mon intérêt.

J’ai pris sur moi jusqu’au bout sans éclater et MEGAWIN j’ai réussi sans effusion de sang ! Tellement que j’ai pris de quoi devenir championne de body building intérieurement en quelques minutes (je dis bien intérieurement).

Le mec était un vrai screugneugneu-victime de première. Il ne comprenait pas en quoi ça faisait de lui un extrémiste, le pauvre chou. Il n’avait rien à voir avec le Front National, rien à voir avec Trump, ne regarde pas TPMP et n’a rien à voir avec les nazis, alors pourquoi ô pourquoi parce qu’il ne rentre pas dans le « moule commun de la tolérance » il devrait être pointé du doigt pour des idées que la société qualifie d’extrémistes. N’a-t-il pas droit lui non plus de jouir de sa liberté de pensée ?

Bref.

Pourquoi ces gens me pètent tant les boobs ?

 

  1. Ce sont eux les oppresseurs

Je répète pour ceux qui n’ont pas suivi : ce sont des intolérants. Encore, voyez-vous, si cela ne s’appliquait qu’à leur seule vie, WHO CARES, LOL. Or, ils ne veulent surtout pas accepter que d’autres puissent vivre et penser différemment de ce qu’ils ont décrété, ou alors ils ne veulent pas renoncer à leur suprématie : l’homme doit continuer à dominer la femme, le blanc n’a pas à partager son pouvoir avec les autres peuples, le couple hétéro est le seul modèle valable dans une famille, etc. (Ce ne sont que des exemples, il en existe d’autres)

  1. Ils n’assument rien

D’abord, ils n’assument pas ce qu’ils sont. Forcément, car des termes comme «misogyne » et « fachiste » effraient, car ils au fond d’eux ils savent que c’est négatif. Il est vrai que les temps sont durs pour les fachos, impossible pour eux d’affirmer leur supériorité sur les autres peuples trankilou sans s’attirer de shitstorm.

D’autre part, ils n’assument pas leur position d’oppresseur, sans doute du fait que ce rapport de forces est absolument normal à leurs yeux. Et que se passe-t-il lorsqu’ils comprennent que non ce n’est pas comme cela qu’un monde juste et équitable devrait fonctionner ? Voir point suivant.

  1. Ils revendiquent ce qu’ils voudraient retirer à ceux qu’ils méprisent

Il faut quand même avouer que changer de système ou ne serait-ce que l’envisager revient à mettre les screugneugneu-victimes en danger (pour de vrai). Dans le sens où ils ne seraient plus les seuls à détenir le pouvoir, les richesses, la parole, la liberté. Ils vont devoir *partager* avec les autres, avec ceux qui diffèrent d’eux. Et comme ils ne veulent pas, ils préfèrent se conforter dans une vision du monde où le lobby d’une cause pro-tolérance qui les exècre dominerait la planète. Ce qui appuierait leurs pleurnicheries du coup, comme ils seraient ainsi donc minoritaires. Alors du coup, il faut absolument que leurs voix s’élèvent bien plus fort encore que ceux des « puissants lobbies écrasants » pour se faire entendre. Cette inversion des rôles n’est pas seulement délirante, elle est à vomir.

Dans le monde dans lequel nous vivons, y a-t-il plus de riches que de pauvres ?

Y a-t-il plus de pays qui autorisent les mariages gays que ceux qui l’interdisent ?

Y a-t-il plus de femmes dirigeantes que d’hommes aux commandes des institutions et des plus grandes entreprises ?

Alors, chers screugneugneu-victimes, je vous prie de redescendre sur Terre ! Ce sont toujours les mêmes qui dominent, les mêmes qui décident, les mêmes qui prennent aux autres et il faudrait aussi que ce soit ces mêmes-là qu’on préserve car ils ont bobo à leur héroïque ego ? Un ego nourrit depuis des millénaires à l’obscurantisme. Sans dec’ ?

Toujours pas convaincus ?

Si vous en avez la force, analysez donc l’actualité. Quel gouvernement a déclaré d’être victime d’une presse (quasi-muselée et sans cesse intimidée) qui diffuserait des informations fausses ? Quelle super-puissance planétaire cherche à fermer ses frontières, car elle se sent victime, aux peuples venant de pays où elle a participé à la guerre ?

Vous pouvez aussi essayer de mettre en évidence des exemples (nombreux) de sexisme ordinaire dans la vie de tous les jours (ou si un jour je m’énerve suffisamment, qui sait, j’en fais un billet ?). Si comme moi, vous vous faites traiter de féministe castratrice, ça y est, la victimisation est en marche. Et si la personne vous recontacte par la suite pour vous faire son numéro de malheureux le plus à plaindre sur la planète, ou vous dit une phrase sans conteste misogyne commençant par « je ne suis pas sexiste mais… », alors jackpot ! Vous êtes face à une screugneugneu-victime.

Alors, faut-il être tolérant envers les intolérants ? M’est avis que les personnes sont libres de leurs choix. Ils sont libres de penser ce qu’ils veulent après tout, tant qu’ils ne font pas de mal aux autres car « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres » (aka, si tu veux qu’on t’épargne les bawls, épargne aussi celles des autres). Tout comme je suis libre de les trouver cons, et je me retiendrai de les frapper pour cela car il faut bien des cons dans le monde pour permettre aux personnes mortellement banales de se démarquer (je suis hyper sympa z’avez vu). Juste, qu’ils ne viennent pas quémander un micro-morceau d’estime. Parce qu’être intolérant c’est une chose, demander à être applaudi pour ça, faut vraiment pas déconner non plus.

Car ils n’auront qu’un suppositoire XXXL à la moutarde forte administré directement (et pas dans leur nez) s’ils viennent encore m’importuner.

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@m0utarde (la seule, l’unique)

Amour, Gloire et Indocilité

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Encore un dessin de Mrzyk & Moriceau que je kiffe.

Je ne veux pas avoir besoin d’un homme pour respirer. Je ne veux pas que le fait d’être en couple ou non conditionne mon existence ou mes émotions. Cela ne me rend pas pédante, car je ne méprise pas l’amour ni les gens amoureux. Au contraire, l’amour c’est trop pipou. Je crois toujours que quelqu’un m’attend pour me rendre très heureuse, pour vivre avec moi des instants incroyables, et pour chercher la beauté dans la banalité et le bonheur dans les petites choses. D’ailleurs, malgré tout, j’affectionne les petits jeux de séduction et l’idée même d’être amoureuse. C’est juste qu’il est hors de question que cette personne soit « ma moitié ». NON, NON et autant de fois qu’il le faudra jusqu’à ce que les gens en chient par les oreilles : NON.

Je n’ai pas eu besoin d’homme pour arriver là où j’en suis. Je n’en ai toujours pas besoin. Et qu’on se le dise, je n’en aurai pas besoin demain, ni le jour d’après.

Alors quand les gens disent « non mais les hommes, si tu montres pas que t’as besoin d’eux, ils se sentent diminués han », même si ce sont des proches qui partagent un constat sincère, NON. Ce n’est pas à moi de ménager l’importance qu’une autre personne ressent d’elle-même. Pas plus que je n’ai pas à défaire mon entièreté pour combler quoi que ce soit chez qui que ce soit.

J’ai bataillé pour me construire, seule, et pour me reconstruire, seule. Donc, bordel de cul poilu, chacun porte sa putain de croix.

J’aspire à être un individu accompli. Et tant que je n’ai pas rencontré une personne qui aspire aussi à s’épanouir individuellement, sans me pourrir mon espace, je me réserve le droit de faire ma route sans qu’on ne m’encombre avec des egos complexés.

Navrée de décevoir les romantiques inconditionnels, mais ma logique est mathématique : je préfère deux être entiers qui s’accompagnent à deux moitiés d’êtres qui se complètent. C’est très compliqué à défendre dans une société où à l’approche de la 30aine, si tu n’as pas encore enfanté tu es vue comme une paria, à croire que tes ovaires vont se désintégrer demain. Ajoutez à ça mon entourage qui en remet régulièrement une couche en disant que je fais peur aux hommes.

Mais franchement vous dire, BALEC. Mes standards ne sont pas à brader, okay ? Bradez les vôtres, et assumez-en les conséquences histoire de meubler le vide de votre vie. Vendez même le cul de vos parents si ça peut vous faire trouver quelqu’un qui voudra bien vous épouser. Laissez-moi en dehors de ça, si possible. Puis ça fait des lustres que je n’écoute plus ce que les gens ont à dire. Alors balec, balec, balec.

Donc, à ceux qui ont besoin de se sentir importants aux yeux de l’autre pour donner du sens à leur relation et qui envisagent un tel bordel avec moi : merci, au revoir, sourire commercial, bottage de cul en pensées (ou pas) + coup de pelle dans les bijoux de famille + doigt d’honneur. Le package complet, ouais.

Je vous vois répliquer : mais si on n’a besoin de personne, alors à quoi bon aimer ? J’ai eu ce débat des milliards de fois. Et je l’aurai encore longtemps, jusqu’au jour où je dégainerai un flingue à cette question. WHY SO MISERABLE ? Aimer, à mon sens, c’est partager sans espérer quoi que ce soit, juste par pure envie. C’est apprécier comment la présence de l’autre nous enrichit, sans que son absence ne nous démunisse. Ce n’est pas « je te donne et j’exige que tu me donnes aussi car c’est comme ça doit marcher sinon je vais me sentir mal bouhouhou ouin ouin ».

Tout le monde n’est pas d’accord avec ma conception, ce n’est pas grave. Tant que le monde me fout la paix et ne m’oblige pas à penser comme lui.

Si l’homme de ma vie existe, je ne veux pas avoir besoin lui, ni qu’il ait besoin de moi. Et encore moins qu’il me guérisse, pas plus que je ne veux pas avoir à le sauver. Ouais, on emmerdera le concept de la dépendance à la con. Et cela n’empêche pas de se vouloir mutuellement. Cela n’empêche pas qu’on sera des badass. Cela n’empêche pas d’apprécier la beauté dans nos fêlures. D’ailleurs, j’aime les admirer et écouter leur histoire, les caresser sans vouloir en chercher le miracle absolu. Le court métrage « Je suis une rencontre » résume très bien ce que je veux dire.

Aller, hop, un peu de mièvrerie. #KeurKeur

Bisous. Et je lève mon verre aux destins provoqués.

@m0utarde

Pourquoi le fanatisme végan commence sérieusement à me les briser.

 
(Dessin par Mrzyk & Moriceau, qui fait des illustrations bien kiffantes)

Je lis beaucoup de choses sur le véganisme, très à la mode en ce moment, et je comprends. Le problème : ça commence sérieusement à me broyer les couilles (oui j’en ai, kestakru) avec le discours moralisateur des VegaNazis. Et pourtant, je me suis toujours efforcée de respecter les régimes alimentaires spécifiques dûs à la culture, des problèmes de santé ou à un engagement individuel.

Comme si ça ne suffisait pas d’être jugé sur l’apparence extérieure (fringues, maquillage, attitude toussa toussa), maintenant nos choix sur alimentation aussi y passent. C’est quoi la suite ? Être jugés sur notre manière de nous torcher le cul ?

Si vous ne voulez plus rien ingurgiter qui soit d’origine animale, ou qui perturbe d’autres animaux, au lieu de juger sans sommation les autres allez jusqu’au bout de votre démarche. Par exemple, vous pourriez :

– vous débarasser de tout ce que vous avez en cuir, en laine, plumes, peaux de bête et en soie.

– laisser une colonie de poux et de morpions proliférer sur votre corps

– cesser de discriminer les animaux invisibles à l’oeil nu et éviter de les bouffer aussi

– ne pas manger les plantes car ça fait moins de nourriture disponible pour les animaux non-carnivores

JE RAPPELLE, je n’ai rien contre les vegans, ni contre ceux qui ont une alimentation différente de la mienne tant qu’ils me foutent la paix.

Vous êtes en meilleure santé depuis le véganisme ? Super. Vous vous estimez meilleurs humains que les autres, okay super mais je m’en fous royalement. On galère déjà pas mal à unir l’humanité avec les conneries sur la religion et les intérêts politiques, alors venez pas en plus faire chier pour la bouffe.

Oui, il existe de puissants mécanismes sombres et injustes qui s’appellent lobby. Oui c’est regrettable.

Oui, si tout le monde faisait pousser sa propre bouffe et ramassait sa propre merde sans doute on serait dans un monde moins crade. Le débat n’est pas là.

Oui, c’est dommage que d’autres êtres vivants souffrent pour nous nourrir. Mais la nature n’est-elle pas ainsi faite ? D’où le petit recueillement (pour ceux qui le pratiquent) avant de manger pour remercier ceux dont on a pris la vie pour nous nourrir ?

D’autant que je vis dans un pays où choisir la qualité de sa nourriture est encore un luxe pour 95% de la population. Je ne suis pas plus contente que les moralisateurs de voir mon peuple se nourrir de nouilles lyophilisées, de biscuits bourrés d’huile de palme, de sucreries en aspartame et toutes les autres saloperies. Chez moi la majorité gens se foutent de bien manger, tant qu’ils mangent, et y’en a un sacré paquet qui s’en frottent les mains.

J’ai grand espoir que ça change un jour. Et je doute que ce soit en se jugeant les uns les autres qu’on y arrivera.

Alors stop. Et merci. Ah, et par avance, bisous les #Veganazis 💚

@m0utarde

ALO UI CER FRANCOPHONIE

​Les préparatifs du sommet de la Francophonie font pas mal de bruit dans l’actualité à Madagascar, qui accueillera d’ici quelques semaines ce prestigieux événement.

Bien entendu, je ne mets pas en doute les supposées retombées économiques, évidemment que c’est une opportunité. Mais pour être à même de pouvoir en profiter, nos moyens suffisent-ils vraiment ? Ces moyens sont-ils réellement utiles affectés à ce balai de mise en place de caches-misères ?

TOI AUSSI JOUE AVEC MOI A « SOYONS NAÏFS ET BÊLONS DES QUESTIONS POUR MEUBLER LE VIDE DE NOS VIES »

Pourquoi dans le Sud de Madagascar je ne vois pas le même empressement digne d’un lapin pressé de jouir pour bâtir des écoles et des hôpitaux ?

Pourquoi lorsqu’il s’agit d’impressionner les étrangers, tout le monde est au taquet ? ( = Pourquoi y a-t-il des faux handicapés qui font la manche ?)

Pourquoi le sort des citoyens malgaches ne déchaîne pas la même putain de passion ?

Pourquoi tout s’est fait à la dernière minute malgré le timing LAAAAAAARGE qu’on avait pour tout mettre en place comme il faut ?

Pourquoi dans des pays supposément démocratiques, les gens se font élire par défaut et non par pure conviction ?

Pourquoi la guerre ?

Pourquoi la pauvreté ?

Pourquoi la haine ?

Pourquoi y a-t-il des gens qui se gourent encore à dire « chocolatine » au lieu de « pain au chocolat » ?

Pourquoi ta gueule Moumou ?

OKAILLE je redisparais pour ne ré-apparaître que lorsque j’aurai trouvé des réponses admissibles et puis MERDALORJENAIMARRRH.

@m0utarde

Cacas plaqués or VS Pépites plaqués caca

Madagascar regorge de putain pépites qui s’ignorent et qui se font, pour cette raison, avoir.

Mais bien profondément, hein.

On ne les valorise pas car elles ne parlent pas (assez bien) Français, car elles n’ont pas de diplôme, pas assez d’expérience, car elles ne sont pas des « vazaha » (« étranger »), car elles ne connaissent pas leurs droits, ou car elles ne sucent pas tout simplement.

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(Je mets une photo de sucette car j’ai la flemme d’organiser un shooting photo de caca et pis ça va détendre votre lecture)

Lors des recrutements qu’on m’a chargés de faire, j’ai toujours eu pour instruction de négocier les prétentions à la baisse lorsqu’il s’agit de Malgaches trop gourmands. En général, ça marche car je suis une Badass pour vendre du rêve et de l’espoir à ceux qui ont, comme moi, la rage de réussir.

Mais quand on observe de plus près :
– si tu démarres tu dois accepter d’être payé en cacahuettes en plastique
– les promotions internes sont en carton : certains employeurs vont se contenter d’une misérable augmentation qui ne correspond pas à la charge de travail qui s’ajoute
– certains employeurs s’autosucent de leur immense générosité qu’il faut bénir tous les jours car ils offrent un peu plus que le salaire minimum
– si t’es pas Malgache t’as même pas à justifier ta prétention salariale, même si t’es incompétent.

Oui mes amis, nous parlons bien ici de sodomie au sable communément accepté par les employeurs qui profitent de la crise (bah oui, tout le monde cherche du taff).

D’ailleurs, quelques recommandations à leur égard :
CESSEZ DONC de profiter de cette « crise » pour sous-payer, nous savons vous et moi que c’est votre disposition à bien rémunérer qui est en crise;
CESSEZ DONC de croire que « tout le monde fait ça » veut dire que vos agissements sont légaux et excusables;
CESSEZ DONC de raisonner en « Management Daka Vody » (ou le management par le coup de pied au cul), en 2016 il y a d’autres manières de driver une équipe

Je suis particulièrement violemment allergique à ceux qui pensent qu’il faut à tout prix faire figurer un vazaha à la tête de l’entreprise, tant pis s’il ne sert qu’à la déco, même si à lui seul il pèse autant que le reste de la masse salariale.

Le message que cela envoie aux jeunes : ne perdez pas votre temps à étudier et investissez plutôt dans des soins pour vous clarifier la peau, lisser vos cheveux. Ouais, pissez sur votre identité pour singer ce que vous n’êtes pas. Ou alors, épousez-en un ou une, et c’est la réussite assurée pour toute la famille.

C’était le coup de gueule salvateur thérapeutique du jour. Merci. Au revoir.

m0utarde

Pourquoi nous devrions cesser de rêver petit car nous craignons de dépasser l’espace des réalisables

Ils ont le pouvoir nous voler les personnes qui nous sont chères, tous nos biens, l’air que nous respirons, notre énergie et notre santé, notre temps, nos espoirs secrets, notre avenir et même notre présent, l’essence de notre être et nos convictions, le meilleur de nous-mêmes. Tant que nous leur laisserons penser qu’ils ont le droit de nous réduire, ils se délecteront de ce buffet morbide à volonté.

Qui ça « ils » ? Qui sont ces mécréants ?

Tous ceux qui provoquent en nous un violent sentiment d’injustice et qui nous vampirisent pour satisfaire des intérêts vils et égoïstes : ceux qui dirigent (politiciens, patrons, etc), ceux qui s’estiment tout permis car ils sont proches des dirigeants ou car ils possèdent matériellement.

Notez bien qu’en général, lorsque quelqu’un vous dit « sais-tu qui je suis ? », cela signifie que vous êtes face à un esprit démuni qui cherche à vous imposer l’idée qu’il vous est supérieur pour l’unique raison qu’il détient les pouvoirs que j’ai cités ci-dessus.

Chaque fois que nous nous disons que nous sommes impuissants, ils grandissent. Chaque fois que nous leur déroulons le tapis rouge pour y grapiller les miettes de ce qu’ils ont dévoré, ils se renforcent. Chaque fois que nous agissons et pensons contre nous-mêmes car nous avons peur de perdre le peu que nous recevons, ils seront vainqueurs.

Combien de fois j’ai vu des personnes se laisser broyer car elles craignent pour leur sécurité ? Celle de leurs proches ? Leur salaire insuffisant ? Le fruit fragile de leurs années de combat ? Et j’en passe, la liste est encore longue… Il fut un temps, j’ai été parmi elles.

Nous valons mieux que ça.
Nous pouvons mieux faire que ça.
Ce monde nous appartient AUSSI. Et il ne viendra pas à nous comme un chien à qui on a donné l’ordre de venir, c’est à nous qu’il revient de nous bouger le cul pour le prendre.

Nous n’obtiendrons que ce que nous nous autorisons à penser que nous méritons.

Viens, prends ma main, qu’on rêve scandaleusement grand et qu’on se saigne d’amour à les réaliser.

m0utarde